Rochers de Naye - Innertkirchen, 11. mai 2005, 12h08 - 18h04

Pour le tracé, cliquez sur le titre en-dessus!


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Ils annoncent du nord-est, mais la Balise au Rochers donne à 7h00 une tendence Sud. Aussi sur le Moleson il n'y a pas encore de la bise. Les prognostiques thérmiques sont bonnes, surtout en suisse central avec des bases dépassant 3000m, avec des vents faibles.



10h10, départ à la gare de Lausanne



A Montreux je rencontre Matthieu, il faut croire qu'il porte chance... déjà la dernière fois que j'ai fait les 100km, il était avec moi au déco.



La base est basse, le vent faible, je décide de monter à l'antenne... chaque mètre compte ;-)



Il y a des cums, mais est-ce que j'arriverai à les chopper?



La base est basse!
Le décollage est scabreux, car au sol c'est nord, et la balise donne sud... Aïe... Je me fait soulève, je fais presque une frontale, je retouche le sol. (Ah, oui, c'est pour ça qu'il faut pas s'assoir ). Et je pars directement derrière pour suivre la crête... Enfin, je me trouve vite endessous et je suis un petit vallon.



Qui ne tente rien, n'a rien? Je me dis, "Quel idiot, de m'enterrer là-derrière...".
En face, un peu à gauche la dent de Corjon, où j'espère de pouvoir remonter...
Quand j'arrive, je sens un fort vent de vallé venant de gauche, probablement poussé par la bise. Je fais qqs mètre, mais c'est déchiré. Je pars à droite, pour ne rien trouvé et je reviens bas. Je me rends compte que l'attéro dans cette petite vallée avec beaucoup de vent sera scabreux et le chemin jusqu'à Cases pour prendre le train sera long. Mais en revenant sur une montagne à gauche de la Dent de Corjon, je trouve un pompe et je me fais le nuage. J'arrive à passer sur la Dent de Corjon, où le vent m'attends dans l'autre sens, venant de l'est.
Je pars sur Planachaux, et je passe à 50m sol sur le sommet, cap sur le Mont Chevreuils. Il y a qqs barbules sur la vallée... Je fonce, en pensant qu'en 1 heure de marche je peux rejoindre la route du Col des Mosses. Mais les petits barbules donnent, entre Planachaux et Chevreuils et je monte à la base, qui est déjà plus élevé. Puis après plus qu'à joindre le prochain cum...



Eh oui! La partie la plus difficile est faite, enfin, je croyait!.



Vue en arrière, de bas en haut: Mont Chevreuils, Planachaux et la Dent de Corjon. Oui, j'avais la peine, moi aussi, à croire que je venais de là-bas.



;-)



Sur la Gummfluh! Il fait un froid de cannard à 3000m... Je veux descendre!



Les Rochers dans les nuages... Il faut croire que la base s'est encore abaissée.



Je me fais contrer et je dois reprendre une pompe entre deux, mais au moin, après du -4m/s je remonte dans du +5m/s, mais bien dévie par le nord-est qui souffle plus fort que prévu.



Bienvenu sur la Lenk. J'ai froid, et je ne suis pas mécontent que j'arrive endessous de 2000m de l'autre côté. Je mets un moment pour trouver le thermique qui me porte de nouveau au nuage, mais une fois trouvé, dès que j'ai dépassé la crête, ça part à +3,+4 installé... Pratique ;-)



Je passe radada la crête pour arriver dans la vallée de Adelboden.



Vue en retour sur la crête entre Lenk et Adelboden.



Comme je ne trouve pas grand chose de l'autre côté et que c'est assez turbulent, je travers.
Je ressens un fort vent de vallé et je me dis, que si jamais il faut attérir, qu'il faudrait bien choisir son terrain...

J'arrive bas de l'autre côté (sur la petite colline à gauche au premier plan), où je cherche un petit moment pour finalement trouver de quoi à monter derrière à l'ombre. C'est un cirque où le vent de vallé (bien poussé par la bise) s'engouffre. J'ai après suivit les faces Rocheuses à l'ombre, ou ça montait gentillement, mais pas vraiment exploitable.



Au fond c'est Spiez, à la fin au gauche le Niesen.



Toujours sur Adelboden... Cette crête m'a bien fait sentir le vent de vallé avec une belle fermeture...



Endroit très spéciale entre Adelboden et Kandersteg. Tout près des falaises, en thérmodynamique j'ai réussi à monter au nuage et j'apperçoit un passage entre les montagnes. Je tente de l'essayer, mais j'ai peur de ne pas passer. Mais aux derniers 50m ça porte. J'ai 44km/h sur le GPS, l'air est calme, et je passe. Même pas de turbulence. Superbe!



Bienvenu au Kandertal ;-)



Loin sous mes pieds je vois des parapente qui s'entraîne à faire de l'acrobatie. De l'autre côté, bien bas, deux pentistes cherchent les thermiques.



Le lac est encore gelé.



Vue en arrière. J'ai passé juste entre les deux montagnes noir visible à droite... Quel fou!



Kandersteg.



Vue sur le Niessen (à gauche) et Fruttigen.



Après être remonté au nuage, je traverse le Kandertal à l'hauteur du site de construction.
La base est basse! Zut, je serai obligé de detourner cette chaîne contre le vent.
Mais une fois à la base il n'y a que très peu de vent, mais c'est tout sauf calme. Je suis la base jusqu'à ce que je peux basculer sur la prochaine vallée, le Kiental. A cause du vent du nord je fais le detour par une colline ou je trouve de quoi pour monter, mais c'est assez déchiré par le vent de vallée.. Mais une fois dépasser la crête, mon vario fait des bruit que je n'ai encore jamais entenue... Après très peu de tours j'arrive à la base et je continue direction nord sur le Dreispitz, qui est dans le nuages.
Je me refait la base et je passe devant direction Interlaken où je suis les pentes à 30km/h accéléré. Devant moi je vois deux parapentes qui montes... Au moins ça ;-) Après avoir cherché un peu, j'arrive à dépasser la crête et je remonte gentillement vers le nuage...



Lac de Thun.



Et le lac de Brienz.



Vue en arrière, d'où je viens...



Devant moi, la Schynige Platte et la vallé qui monte à Grindelwald. Les deux autres parapentistes sont parti à gauche de la Schynige Platte, arrivé bas, je n'avais pas l'imprssion qu'ils arrivaient à remonter.
Je me décide alors de passer à droite de suivre la vallé sur Grindelwald à gauche. Au fond, cette vallée se ressert et je me suis dit qu'au plus tard là le vent de vallée devrait me pousser en haut. Entre deux il y avait qqs pompes bien nerveuses et déchirées, qui m'ont permis de faires qqs mètres et finalement au fond je remonte à une altitude un peu plus confortable. L'avantage c'est que j'ai pu me rechauffer!



Nuage, Mönch et Jungfraut.



Plein gaz! Devant la Schynige Platte pas grand chose qui monte, je longe directement la vallé. Au début je sens un peu les rouleaux du nord qui passe la crête, mais ça se calme rapidement. Le vent de vallé me pousse et devant chaque crête, je me fais remonter.

Finalement, à l'hauteur de Grindelwald, je remonte enfin au nuage et je me suis dit, ça y est! Mais non, je me fais contrer et dégueuler un petit peu an avancant vers la Grosse Scheidegg et j'arrive à 20m sol sur le col. Je me suis dit que si je le passe, je vais me faire enterrer derrier, et j'ai fait demie-tour direction Grindelwald, mais en suivant les faces nord des montagnes. Tant pis pour les 100km en ligne droit! Mais devant le Wetterhorn à 100m sol je fais monter violament, une belle fermeture, je restabilise l'aile, et je retourne. Je choppe le thermique et je le centre, et je monte devant une falaise énorme (la face du Wetterhorn) jusqu'au nuage. Bon, on va alors essayer de passer une deuxième fois ;-)



Et cette fois ça passe. Mais je me fais contrer et rien ne monte... Pendant un bon bout de chemin je n'était pas certain de m'en sortir de cette vallée.



Je profite quadmême un peu de la vue ;-) Finalement à mi chemin, je trouve de quoi à faire qqs mètres, mais c'est bien déchiré par le vent de vallée aussi, mais j'ai l'impression que tout mètre compte.



Finalement, après j'ai pu longer la pente sans perdre de l'altitude et sortir avec beaucoup de réserves de la vallée.



Yes!



Vue sur Meiringne. Comme j'ai lu qqpart que Meiringen était toujours on 24/24, je ne voulais pas prendre le risque de violer la CTR et j'allais à Innertkirchen.

Au moment où j'ai eu les 100km des Rochers sur le GPS, j'ai hésité à essayer de crocher sur la prochaine montagne pour ajoueter encore qqs km... Mais après 6 heures de vol engagé, sans pisser, sans boire, j'ai décider de me faire encore plaisir avec qqs wing-overs et d'aller attérir direct.



La bise se fesait bien sentir à l'attérissage, mais pas plus que 25km/h.

Comme le champ où j'ai posé était plein de bouses, j'ai été plié sur une place de parc devant une maison. Un vieux monsieur, est venu parler avec moi, et il m'a demandé, s'il pouvait m'aider à plier mon aile. Bien volientier avec le vent qui avait, j'était content qu'il me tenant mon aile ;-)




Après un petit bout de stop, à 19h10 départ du train à Meiringen.
A 22h30 j'arrive de nouveau à la gare de Lausanne, où mon vélo m'attendait.


Ivo Blöchliger   e-mail:  ivo @ linuxbox . ch